Whispeak, je parle donc je suis
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Whispeak, je parle donc je suis

En septembre dernier à Lille se tenait le FIC, le Forum International de la Cybersécurité. Un événement qui prend de l’ampleur à mesure que nos usages numériques se développent et avec eux, leur lot de risques pour nos données personnelles : vol d’identité, piratage, fraude… Comment sécuriser nos accès et notre « double numérique » ?

Une start-up French IoT était justement présente à ce salon pour répondre à ces enjeux. Lumière sur Whispeak, une solution d’authentification sécurisée par la voix qui vient d’être récompensée par une palme de l’Association Française de la Relation Client.

💡 Le délic

L’aventure Whispeak commence au start-up studio Alacrité de Lille. Ce « générateur de jeune pousse » a pour vocation d’identifier des opportunités de marché émanant directement de besoin client, et d’accompagner la création d’entreprise.

Florent Van Calster et Jean-François Kleinfinger alors membres de ce réseau se réunissent autour d’un projet porté par un prestataire des Aéroports de Paris pour sécuriser les terminaux mobiles des opérateurs. Plus largement, les deux hommes se retrouvent autour du dilemme sous-jacent à ce besoin métier : en tant que consommateur, client, et même citoyen, nous avons l’impression de devoir choisir entre la sécurité de nos informations personnelles et la fluidité du processus d’authentification. « Quand on veut prouver son identité, soit le process est très long mais donc normalement sécurisé ; soit le process est trop court, par exemple seulement avec un mot de passe qui peut facilement être piraté, qu’on perd, qu’on réinitialise et c’est donc moins sécurisé », explique Florent.

Convaincus que ce constat n’est pas une fatalité, ils se lancent dans l’aventure de la biométrie vocale. Pour construire leur technologie, ils sont rejoints par Pierre Falez, docteur en Intelligence Artificielle et Machine Learning.

Avec leurs compétences respectives, l’appui de laboratoires de recherche et après avoir consulté de nombreux partenaires, ils fondent Whispeak et commercialisent une API d’authentification biométrique par la voix.

🚀 Je parle donc je suis

À l’image des empreintes digitales, notre voix comporte des centaines de paramètres la rendant unique et permettant de s’en servir pour prouver notre identité. Concrètement, la première étape consiste à créer son empreinte vocale. En 15 secondes maximum, l’utilisateur enregistre un échantillon qui est alors crypté et signé par les moteurs Whispeak. Dès lors, lorsque celui-ci souhaitera s’authentifier, prouver son identité ou encore effectuer une transaction, un échantillon de l’ordre de 5 secondes de paroles lui suffira pour s’authentifier par la voix.

>>Lire aussi Biométrie vocale : emprunter la voie de l’authentification

Par son implémentation via API, la solution Whispeak peut s’utiliser sur tout type de support, tels qu’un logiciel, une application, ou encore des objets connectés.

Whispeak se positionne à mi-chemin entre le marché du vocal et de l’identité.

Partout où nous utilisons notre voix pour commander des objets connectés du quotidien, tels que nos enceintes, nos voitures, etc. l’API Whispeak sécurise les interactions vocales. Et partout où des mots de passe sont requis, Whispeak peut s’appuyer n’importe quel micro pour prouver l’identité de l’utilisateur par sa voix.

Florent Van Calster, co-fondateur Whispeak

Ainsi, cette solution est plébiscitée pour des usages très variés : l’authentification des clients ou usagers dans des call centers, les modules de login/mot de passe, les terminaux mobiles embarqués, la validation de transactions deux ou trois facteurs, ou encore pour sécuriser les examens et signer des émargements dans le cadre de formations en ligne.

De plus, vis-à-vis des autres types de biométries, telles que la reconnaissance faciale ou digitale, la voix peut s’utiliser sur tout type de micro, même bas de gamme. C’est aussi une biométrie dite « active », c’est-à-dire qu’elle ne peut pas être utilisée à notre insu. Enfin, en ces temps de crise sanitaire, cette technologie ne nécessite pas d’enlever un masque ou de toucher quoi que ce soit pour fonctionner.

« La voix est une biométrie qui va varier si on est malade par exemple, ou en fonction de son environnement extérieur. La technologie Whispeak prend en compte des centaines de paramètres, qui ne sont pas tous audibles à l’oreille nue, ce qui nous permet de garantir la fiabilité de l’utilisation de notre solution », précise Florent.

🔥 Et la suite ?

En plus de la rapidité de son système, la force et la différenciation de Whispeak vis-à-vis de ses concurrents étrangers sont la protection des données personnelles de ses utilisateurs. Solution « privacy-by-design », conforme RGPD et validée par la CNIL, Whispeak ambitionne de devenir un acteur incontournable sur le marché français.

En effet, la start-up ne stocke pas la voix. Seule une signature vocale est conservée, soit sur l’infrastructure des entreprises qui utilisent ce service, soit directement sur l’appareil de l’utilisateur. Celle-ci est chiffrée de sorte que l’utilisateur puisse la révoquer à tout moment.

Avec un tel positionnement, Whispeak compte se développer à travers des implémentations majeures pour démocratiser la voix dans l’authentification.

Parmi elles, un rêve anime l’équipe : sécuriser les identités citoyennes. Par exemple, devenir un facteur sur le service France Connect. « En tant qu’utilisateur, j’ai été agréablement surpris de pouvoir accéder aussi facilement à mes données citoyennes. Cependant, avec un seul mot de passe, on a accès à des données très sensibles : santé, assurance, impôts… C’est très facile pour se connecter, mais aussi très facile à pirater », souligne Florent. Cela permettrait la simplification de l’authentification, une meilleure sécurité des données, mais également un gain d’accessibilité pour les personnes rencontrant une difficulté à écrire.

Grâce à son ADN et sa philosophie, Whispeak a tous les atouts pour devenir l’acteur incontournable en France de l’authentification et nous simplifier la vie au quotidien.

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