Nouveal & i-Virtual, partenaires particuliers de votre santé
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Nouveal & i-Virtual, partenaires particuliers de votre santé

C’est une belle histoire comme on aimerait en lire plus souvent. Grâce au partenariat entre la start-up i-Virtual et Nouveal, filiale de La Poste santé, un patient pourra bientôt transmettre ses données vitales à son médecin par un selfie vidéo de trente secondes. Un pas de géant pour la e-santé.

Souriez, vous êtes filmés !

« Souriez trente secondes, vous êtes filmés ! » Ce pourrait être le slogan de Caducy, l’outil numérique qui mesure les variables physiologiques d’un patient au moyen d’un selfie de trente secondes. Développé par la start-up i-Virtual, ce dispositif évalue la fréquence cardiaque, la fréquence respiratoire et sa variabilité ainsi que le niveau de stress. Rien d’étonnant à ce que cette méthode révolutionnaire ait été lauréate du programme French IoT en 2021.

Aujourd’hui, la démarche de certification CE de Caducy est bien avancée. Dès sa conclusion, elle sera homologuée comme dispositif médical puis commercialisée. « C’est pour très bientôt », espère la responsable marketing d’i-Virtual Myriam Benfatto. En partenariat avec la société Nouveal, filiale de La Poste Santé, une expérimentation pilote a été lancée afin d’intégrer la méthode du selfie vidéo au sein des applications de télésurveillance médicale. Concrètement, « des patients qui peuvent être seuls à la maison répondent à des questionnaires. S’il y a un risque de complication, d’effet secondaire ou une difficulté passagère, ils n’ont qu’un selfie vidéo à faire pour renvoyer des informations qui vont aider l’équipe soignante à analyser la situation à distance », explique Guillaume Fayolle, directeur général de Nouveal. On songe aux patients de pathologies lourdes comme les cancers mais aussi aux cas de suivi postopératoire.

Nouveal & i-Virtual, une révolution dans la télémédecine

Retenez bien les noms de Nouveal et i-Virtual car c’est de leur union qu’est née l’intégration de Caducy aux plateformes de télémédecine. Comment la belle histoire entre la lyonnaise Nouveal et la messine i-Virtual a-t-elle commencé ? Après avoir entendu parler du fameux selfie vidéo révolutionnant la e-santé, Guillaume Fayolle prend contact avec le CEO d’i-Virtual Gaël Constancin. Ils échangent par téléphone et par e-mail puis se retrouvent au salon MedIntechs. Décision est alors prise de développer une expérimentation commune en interfaçant leurs deux solutions pour présenter leur projet pilote à la grand-messe des acteurs de la santé et du logiciel Santexpo. C’est chose faite en mai 2022.

Et l’aventure ne fait que commencer. « C’est un premier cas d’usage. On en a potentiellement d’autres comme les établissements de santé dont les Ehpad, les bornes de triage aux urgences, une association avec les assurances, etc. », indique Myriam Benfatto. I-Virtual aspire en effet à diffuser Caducy comme une brique logiciel exploitable par plusieurs plateformes de télémédecine. A cet égard, le travail accompli avec Nouveal a permis d’obtenir des premiers retours des utilisateurs.

Du côté de Nouveal, l’optimisme est aussi de mise. Davantage habituée aux partenariats avec des fabricants d’objets connectés ou de dispositifs médicaux numériques, la start-up compte exploiter Caducy dans un établissement de santé dès que les autorités sanitaires auront donné leur feu vert. Nouveal n’en est pas à son coup d’essai : l’entreprise s’était positionnée en pionnière du suivi postopératoire dès 2016 en signant un contrat de douze ans avec le groupe suédois Capio. Du jamais vu dans le secteur.

Une solution technologique qui ne remplace pas l’humain

D’immenses perspectives sanitaires s’ouvrent tant aux patients qu’aux soignants. Tout le monde pense instinctivement aux Ehpad et aux sujets dépendants, mais les utilisateurs potentiels de selfies vidéo ne se cantonnent pas au troisième âge. Tant s’en faut. Confronté aux clichés, Guillaume Fayolle précise : « Notre cible, ce sont les services des établissements de santé, pas forcément des gens âgés, plutôt les hospitalisations en ambulatoire, Cela permet de sécuriser le retour à domicile du patient, parfois de le libérer un peu plus tôt. »

Or, lit libéré rime avec personnel soignant soulagé. Qu’il s’agisse des maladies chroniques ou d’une pose de prothèses, la télésurveillance à domicile libère médecins, infirmiers et aide-soignants tout en assurant un suivi rapproché du patient. Le fait de pouvoir se dégourdir les jambes plutôt que de rester confiné dans une chambre d’hôpital accélère par ailleurs la convalescence, voire la rééducation.

Quelques technophobes irréductibles crieront peut-être au remplacement des médecins par la machine. Ce serait absurde. Comme le comprennent de plus en plus de professionnels de la santé, les plateformes de télémédecine dotées d’outils tels que Caducy ne se substituent pas au travail des médecins. Il s’agit de le faciliter, ainsi que le détaille Guillaume Fayolle : « On n’ajoute pas du travail aux équipes soignantes qui en ont déjà énormément. Il faut éviter que le patient disparaisse dans la nature, soit livre à lui-même et revienne au dernier moment aux urgences avec une douleur insoutenable ». Grâce à la solution conçue par i-Virtual, à chaque téléconsultation, le médecin dispose d’éléments tangibles pour évaluer l’état du patient. Depuis la crise du Covid et l’engorgement du système hospitalier, les Français ne prennent plus de rendez-vous médical à la légère. Gaspillage de temps, d’argent, d’énergie, risque de contamination dans la salle d’attente : sauf impératif absolu, une consultation en présentiel s’avère souvent dispensable.

D’autant que la e-santé peut servir une ambition des plus humaniste. Ravie de l’exposition dont a bénéficié Caducy grâce au partenariat avec Nouveal, la responsable marketing d’i-Virtual observe : « La moitié des habitants de la planète n’ont pas accès au système de santé, y compris dans des pays industrialisés et plutôt aisés. Avec d’autres acteurs de la e-santé, on veut révolutionner le parcours de soins du patient pour rendre la santé plus accessible à tous. » Avec les 2.5 millions d’euros de fonds levés en 2021, i-Virtual peut tracer de belles perspectives. Victor Hugo ne disait-il pas que l’utopie est la vérité de demain ?

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