Comment bien suivre sa démarche RSE ?
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Comment bien suivre sa démarche RSE ?

Normes internationales, labels en tous genres, agences de notation : l’évaluation d’une démarche RSE relève parfois du casse-tête. Pourtant, des solutions existent pour suivre l’efficacité des actions mises en place et mettre en valeur cette étape désormais essentielle dans la vie d’une entreprise.

Depuis la loi PACTE du 22 mai 2019, l’article 1833 du Code civil précise qu’une société doit être « gérée dans son intérêt social, en prenant en considération les enjeux sociaux et environnementaux de son activité. » Une prise en compte symbolique de l’importance des démarches RSE dans l’entreprise, même si, dans les faits, son déploiement est facultatif pour la quasi-totalité des établissements français.

« La publication d’un rapport RSE et d’un bilan carbone n’est obligatoire qu’au-delà d’un seuil de 500 salariés, ce qui exclut de la législation tout le tissu des PME », explique Valentin Bouteiller directeur du développement de la start-up Zei, membre de la communauté French IoT.

S’approprier les outils en fonction des objectifs

La start-up, qui élabore des solutions digitales pour accompagner les entreprises dans l’évaluation de leur impact, s’adresse justement à ces sociétés qui n’ont pas toujours le temps ou les moyens de mettre en place une démarche, faute de disposer des outils de suivi nécessaires. C’est souvent là que le bât blesse : « On constate qu’il y a une large prise de conscience de l’importance de ces sujets. Tous les acteurs, du consommateur aux acheteurs professionnels, sont attentifs à la RSE. Mais, la plupart du temps, les dirigeants ne savent pas par où commencer, quoi faire, quelles actions mettre en place ou comment mobiliser leurs collaborateurs », poursuit-il.

>>> Ecouter le podcast : ep 2 Responsible Tech : Zei, démocratiser l’engagement

Car, entre la norme ISO 26 000 et les nombreux labels Bcorp, LUCIE ou Engagé RSE… Il y a parfois de quoi s’y perdre. Zei est née de la volonté de mettre à la disposition des entreprises, grandes ou petites, une boîte à outils la plus large possible. Et d’une certitude : «Il n’y a pas de solution miracle ou d’application indispensable. La RSE est d’abord un processus et il faut que chaque entreprise s’approprie le référentiel pour trouver les outils adéquats », analyse Valentin Bouteiller.

La start-up propose donc un accompagnement en plusieurs temps, qui s’articule autour de six fonctions : progresser, mesurer, piloter, mobiliser, communiquer et fédérer.

Aujourd’hui, plus de 500 solutions sont répertoriées sur la plateforme digitale, permettant de réaliser son bilan carbone ou d’identifier des fournisseurs engagés. Mais, avant même d’y accéder, les entreprises sont invitées à répondre à une série de questions qui va leur permettre de définir leur profil et de constituer un tableau de bord.

Allouer des moyens et ne pas renoncer à communiquer

Pour réussir sa RSE et évaluer avec précision ses impacts, il faut donc bien en saisir les contours. Dans cette logique, l’étape à côté de laquelle aucune entreprise ne peut passer demeure celle de la mise à disposition des moyens. « Il faut impérativement désigner une personne en charge du suivi de la RSE dans l’entreprise. Et il est tout à fait possible de faire en sorte que ces missions ne mobilisent que 10 à 20% du temps pour ce salarié », assure Valentin Bouteiller.

La start-up a également ciblé cinq autres étapes clés : identifier les pistes d’amélioration, fixer ses objectifs, exécuter son plan d’actions puis communiquer en interne, mais aussi en externe. « Cette dernière étape est souvent laissée de côté, car les dirigeants craignent d’être accusés de vouloir vernir leur image. Selon moi, c’est une erreur : aucune entreprise n’est parfaite et il faut mettre en valeur ses résultats positifs, surtout quand on a les outils pour les justifier », conseille Valentin Bouteiller. Ce que la plateforme Zei permet, à travers une solution dédiée à une communication transparente. Et ce qui apporte également un bénéfice aux entreprises qui se lancent.

Selon l’étude « Responsabilité sociale des entreprises et compétitivité » publiée par France Stratégie en 2016, ceux qui ont entamé une démarche RSE, quelle que soit son ambition, ont en moyenne une performance économique supérieure de 13%.

RSE/ ZEI/
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