Transpolis, une « mini-ville » pour tester le véhicule autonome
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Transpolis, une « mini-ville » pour tester le véhicule autonome

Depuis 2018, Transpolis a investi l’ancien terrain militaire des Fromentaux, dans l’Ain, pour établir sa plateforme de tests autour des mobilités urbaines. Un site unique en Europe où le véhicule autonome prend ses marques.

80 hectares de terrain, un kilomètre d’autoroute, 320 kilomètres de fibre optique, des centaines de capteurs et une trentaine de rues orientées selon les angles solaires : la ville « fantôme » de Transpolis n’a pas d’équivalent en Europe et très peu dans le monde. Une singularité qui ne tient pas exclusivement à la taille des infrastructures. « Il s’agit d’un lieu unique par son envergure, mais aussi par la façon de travailler. Transpolis fonctionne en écosystème avec une approche transversale qui mêle les industriels, la recherche et les collectivités », confirme Stéphane Barbier, directeur du développement de Transpolis. De Renault Trucks à Colas, en passant par la filiale IoT de Bouygues (Objenious) ou l’assureur Groupama, près d’une quinzaine de partenaires sont à l’œuvre dans ce vaste projet.

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Une ville « plug and play »

Dès l’origine, Transpolis est pensé comme un lieu destiné à aborder les enjeux du dialogue entre le véhicule et les infrastructures routières. Avec une préoccupation majeure : « L’ADN de ce projet s’articule autour de la vision du futur de la mobilité urbaine. On se doit donc d’anticiper sur les innovations afin d’offrir les solutions les plus efficaces à nos clients », poursuit Stéphane Barbier. Cet été, Transpolis est ainsi devenu un site pilote pour les applications en 5G, un élément essentiel dans le cadre du développement du véhicule autonome.

Cette fameuse voiture du futur est d’ailleurs au cœur des préoccupations pour les équipes du site. « Aujourd’hui, la majorité des tests que nous effectuons concernent le véhicule autonome », précise Stéphane Barbier. En la matière, la demande est importante, notamment autour des enjeux de sécurité liés au déploiement de ces véhicules dans les conditions réelles. Or, avec son architecture « plug and play » (tous les décors sont modulables et peuvent être adaptés aux exigences des clients) digne d’un studio de cinéma, Transpolis a des atouts à faire valoir.

Les infrastructures plus que les services

Autour du véhicule autonome, Transpolis accueille d’autres innovations en termes d’infrastructures, comme le passage piéton à LED développé par Colas ou des bornes de recharge. Les services plus simples à mettre en œuvre dans le monde « physique », comme les applications pour smartphone, sont par contre rares sur ce lieu où l’on teste d’abord des solutions lourdes, avec une grande nécessité d’adaptation.

Est-ce à dire que l’avenir de Transpolis est inévitablement lié à celui du véhicule autonome ? Pas forcément, car, selon Stéphane Barbier : « Parmi les nouveaux modes de transport, la voiture n’est pas la seule concernée. Nous commençons, par exemple, à enregistrer des demandes d’essai sur des solutions de livraison par drone, qui nécessite là-aussi de gros ajustements. » En 2018, Transpolis a réalisé 2,6 millions d’euros de chiffre d’affaires.

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French IoT – Illustration Shutterstock.com

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