Le connecté à la maison, un marché qui trouve ses marques
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Le connecté à la maison, un marché qui trouve ses marques

Le marché de la smart home continue de progresser, dans le monde comme en France. Jean-Laurent Schaub, cofondateur de Ween, spécialiste du thermostat connecté pour la maison, nous dresse l’état des lieux de la demande dans l’hexagone.Spécialiste du thermostat connecté, qu’elle commercialise depuis début octobre, Ween fait partie de la deuxième promotion de seize start-up lauréates du concours French IoT.

Jean-Laurent Schaub, cofondateur de la start-up (avec Nathanaël Meunier), nous en dit plus sur l’évolution du marché de la smart home en France.

Dans le monde, il est évalué à 71 milliards de dollars sur les deux prochaines années, dont trois milliards rien qu’en thermostats connectés.

French IoT : Où en est le marché de la smart home en France ?

Jean-Laurent Schaub : Les grandes enseignes spécialisées avec lesquelles nous travaillons nous disent qu’elles multiplient leurs ventes d’objets connectés par deux tous les ans.

Pour nous, les indicateurs sont très bons, avec une année 2016 très significative où nous avons commencé à pénétrer la vie quotidienne du grand public, en installant nos thermostats chez nos clients.

La smart home commence à séduire à la fois les bricoleurs et les gens sensibles aux nouvelles tendances.

French IoT : Qu’attendent les Français du connecté à la maison ?

J.-L.S. : Ils veulent que leur maison fasse les choses à leur place – une étude précise que c’est le cas de 74% des Français – et ils en attendent du confort et de la simplicité.

Et la simplification trouve tout son sens dans la gestion du chauffage, qui est souvent un caillou dans la chaussure au sein du foyer.

>> Lire aussi : La sécurité connectée, un levier pour la smart home ?

French IoT : Quels sont les freins qui restent ?

J.-L.S. : Il y a un effet de répulsion/attraction. Au début, les gens sont toujours un peu dubitatifs, car il faut faire quelques manipulations – connecter son smartphone au thermostat, etc.-. Mais quand on leur branche tout, ils l’oublient et c’est acquis, même chez des gens de 70 ans, qui sont finalement à l’aise avec l’objet.

French IoT : Les Français sont-ils plus frileux que d’autres ?

J.-L.S. : Non et c’est ce qui nous donne beaucoup d’espoirs. Aux États-Unis, nombreux sont ceux qui vous disent que le Pentagone les espionne à travers leurs objets connectés. Or le marché américain ne cesse de progresser.

Le changement suscite toujours des craintes mais, quand le bénéfice de l’objet est perceptible, vous avancez.

French IoT : Un écosystème de start-up se développe autour de l’Internet des Objets. Comment le ressentez-vous ?

J.-L. S. : On se connaît un peu tous. Sur les objets connectés, la moitié de nos problèmes sont communs, qu’il s’agisse de hardware ou de levée de fonds. Et nous sommes très peu en concurrence.

Nous sommes d’ailleurs la seule start-up à faire des thermostats connectés, les autres sont soit des émanations de grands groupes soit ont été rachetées.

French IoT : Ween sera de nouveau présent au CES de Las Vegas début janvier, dans le cadre du programme French IoT. Qu’attendez-vous de cette seconde année de présence ?

J.-L. S. : On veut raconter l’histoire du passage du stade de prototype à des commandes sur de gros volumes – notamment de la part de promoteurs immobiliers.

On souhaite aussi marquer notre ADN, expliquer notre concept de “Home Smart Home”, le “Home Sweet Home” 2.0.

Nous en attendons aussi un bénéfice en termes d’image et de retombées commerciales.

Propos recueillis par Benjamin Hay – Crédit photo Fred Nowak Photographe

>> En vidéo : CES Unveiled, un avant goût du show à Las Vegas

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