Ces Français qui ont marqué le CES
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Ces Français qui ont marqué le CES

En plus de 50 ans d’existence, le Consumer Electronics Show (CES) a permis de découvrir le magnétoscope, la Télé HD ou la première X-Box. Mais, depuis l’essor de l’IoT, plusieurs start-up françaises ont tiré leur épingle du jeu.

En attendant de savoir si le robot Buddy de Blue Frog Robotics ou le radiateur connecté de Lancey deviendront les stars du CES 2018, French IoT vous propose de réaliser un flashback sur six belles histoires françaises au CES.

Nabaztag

Pionnier de l’Internet des Objets, Nabaztag (« lapin » en arménien) reste une icône pour ceux qui ont suivi l’évolution du secteur. Créé par Olivier Mével et un des papes de l’IoT, rafi Haladjian (auquel on doit aujourd’hui les « Peanuts » Sen.se), ce lièvre aux oreilles mobiles pouvait lire vos mails, vos messages vocaux ou certains livres pour enfants.

Propriété de la société Violet, il a ensuite rejoint différents terriers : Mindscape d’abord, qui le renomme Karotz, puis Aldebaran Robotics qui cesse sa production, faute de temps, en 2015. Il n’en reste pas moins que cet objet star du CES 2006 a préfiguré tous les autres et a marqué les mémoires. Une communauté de geeks passionnés s’occupe d’ailleurs de maintenir la « bête » à jour.

Parrot

L’histoire d’amour entre Parrot et le CES commence en 2010, année où l’entreprise, jusqu’alors connue pour sa maîtrise des technologies sans fil, débarque à Las Vegas avec Parrot AR.Drone, le premier drone civil commercialisé dans le monde et doté d’une caméra frontale capable d’envoyer des images sur un smartphone.

Depuis ce coup d’éclat initial, Parrot est devenu un incontournable du CES. Il a ainsi crée l’événement grâce à des présentations spectaculaires de ses nouveaux drones ou de ses casques Bluetooth (Zik). Dernier exploit en date : la présentation de Disco, un drone sans hélice, capable de voler jusqu’à 80 km/h.

HAPIFork

De quoi parlait-on au CES, en 2013 ? D’un objet tout à fait anodin : une fourchette conçue par un Français nommé… (Jacques) Lépine. Sauf que la HAPIFork proposée par ce spécialiste du dépôt de brevet n’a rien de banal.

Le petit objet de 20 cm vibre dès que son utilisateur mange trop goulûment (au moins 10 secondes entre chaque bouchée). Il compile consciencieusement toutes les données du repas (durée, quantité, etc.) dans une application dédiée. De quoi aider les consommateurs à perdre du poids, mais, surtout, obtenir un « Best of Innovation Award » et l’un des buzz les plus réussis de l’histoire du salon.

Hydrao

Quatre filles et une douche : voici l’équation du succès pour Gabriel Della-Monica, le fondateur de la start-up Smart & Blue. La légende veut en effet que ce soit en s’interrogeant sur la meilleure façon de réduire la facture d’eau familiale que l’entrepreneur a eu l’idée du pommeau de douche connectée Hydrao.

Embarqué dans les valises du programme French IoT en 2016, la start-up repart dès 2017 avec deux Innovation Award, accumule les récompenses (Grand Prix de l’Innovation 2016) et séduit le grand public avec plus de 6 000 exemplaires de son First vendus en France. Le tout en conservant son engagement éthique illustré par l’obtention du label Croissance Verte.

>>> Lire aussi : La belle aventure américaine d’Hydrao

Withings

Aux côtés de Parrot, Withings est l’autre « chouchou » français du CES. De la balance connectée, adoubée par le cofondateur de Google Larry Page, au thermomètre intelligent, cette pépite française brille par sa capacité à réinventer des objets familiers avec un design épuré et une technologie parfaite. Thermo en constitue le meilleur exemple. Tout le monde connaît le thermomètre temporal, inventé à la fin des années 1990.

Ajoutez-lui une précision chirurgicale (0,2°) et les atouts de la connectivité. L’application fonctionne en effet comme un journal de bord des épisodes fiévreux. Vous obtenez deux Innovation Awards et le plus gros succès du CES 2016. Racheté la même année par le géant finlandais Nokia, Withings s’appelle désormais Nokia Health mais continue de se déployer à l’international.

PKparis

Lors de la dernière édition du CES, la France a encore fait parler d’elle. Consacrée meilleure innovation du salon, K’Track est une montre connectée d’un nouveau genre. Ce tracker s’adresse aux sportifs autant qu’aux diabétiques. Il contrôle, en temps réel, glycémie et taux de lactate dans le sang (principal indicateur de la fatigue musculaire). Le tout, grâce à sa technologie Skin Taste qui analyse la composition chimique de la peau.

Déjà bien installée sur le marché des objets connectés premium, la start-up PKparis a ainsi frappé un grand coup, juste avant de sortir une nouvelle gamme d’écouteurs connectés et sans fil, les K’ask.

French IoT – Illustration Pixabay.com/Pexels

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