Quand les assistants vocaux s’installent dans nos maisons
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Quand les assistants vocaux s’installent dans nos maisons

L’arrivée en France avant l’été d’Echo (Amazon) et du Home Pod (Apple), annonce le début des grandes manœuvres sur le marché des assistants vocaux. L’occasion de s’intéresser à la place que ces objets vont occuper dans nos maisons.

Siri (Apple), Alexa (Amazon), Cortana (Microsoft)… Les assistants vocaux font d’ores et déjà partie du quotidien des utilisateurs de logiciels et de smartphones. Ces douces voix cachent une réalité économique majeure : le marché du commerce vocal devrait augmenter de 1 900 % d’ici 2022 pour atteindre les 40 milliards de dollars (source : étude OC&C, 2018).

Car, une fois embarqués dans des enceintes, les assistants deviennent les pilotes de la maison. Ils sont ainsi capables de répondre à n’importe quelle commande vocale pour gérer le niveau du chauffage ou de commander sur Internet.

>>> Lire aussi : La smart home, « locomotive » de l’IoT en France l’an dernier

20 millions d’Echo vendus aux USA

Apple a lancé Siri sur smartphone dès 2011. Mais c’est Amazon le premier à avoir compris l’intérêt d’intégrer son assistant Alexa à des interfaces comme l’enceinte musicale. La gamme Echo est lancée aux États-Unis dès 2014 et constitue un succès. Il s’est vendu 20 millions de produits à la fin 2017. En France, Echo devrait arriver cette année, tout comme le Home Pod d’Apple. Google Home a quant à lui fait son apparition depuis l’automne 2017 et se serait déjà écoulé à six millions d’unités.

Pour les géants du Web, l’enjeu est de taille. En effet, celui qui contrôle l’interface vocale se retrouvera au centre du marché lucratif de la smart home. Ces assistants vocaux proposent de vastes possibilités, de la gestion énergétique à la création de scenarii personnalisés (ambiance zen, etc.). Amazon et Google ont même ouvert le service aux applications tierces. Objectif : que les fabricants l’intègrent à leurs produits et développent de nouvelles fonctions.

Myxyty et l’exception française

En France, les premiers à s’être engouffrés dans la brèche viennent de la grande distribution. Dès novembre 2017, Monoprix a développé son application Google Home aux côtés d’Artefact afin de commander des courses en ligne par l’intermédiaire de l’assistant vocal. Si l’écosystème français est encore jeune, le think tank Hub Institute a perçu l’intérêt du « v-commerce », consacrant un HUBLab à la voix, en février 2018.

Avec Myxyty, lauréat du concours French IoT en 2016, la France dispose d’ailleurs de son alternative aux poids lourds du secteur. À première vue, le Myxypod ressemble à ses concurrents. Il s’agit d’une enceinte, dotée d’un son de haute qualité. Elle est capable de prendre en charge la majeure partie des tâches quotidiennes. La différence réside dans la philosophie du produit.

Développé en partenariat avec Qwant, le moteur de recherche français spécialisé dans le respect de la vie privée, l’assistant vocal garantit qu’aucune donnée de l’utilisateur ne sera collectée et, donc, qu’aucune publicité intempestive ne viendra se glisser dans les commandes. Ce qui tombe bien. Selon une étude Yougov publiée en 2018, 57% des utilisateurs d’assistant vocal sont satisfaits, mais 23% craignent pour leur vie privée.

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Romain Carlioz – Illustration Pixabay.com

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